LE PLOMB : art. L. 1334-6 du Code de la santé publique
En cas de vente de tout ou partie d’un immeuble d’habitation (collectif ou individuel) construit avant le 1er
janvier 1949, quelque soit sa situation géographique sur le territoire national, le vendeur a l’obligation
d’annexer un constat de risque d’exposition au plomb (CREP) à la promesse de vente ou, à défaut de
promesse, à l’acte authentique.
A défaut, aucune clause d’exonération de la garantie des vices cachés ne peut être stipulée à raison
des vices constitués par le risque d’exposition au plomb.
Si le constat établit l’absence de revêtements contenant du plomb ou la présence de revêtements
contenant du plomb à des concentrations inférieures aux seuils définis par l’arrêté du 25 avril 2006
relatif au CREP, il n’ya pas lieu de faire établir un constat à chaque mutation, le constat initial étant
joint au dossier de diagnostic technique. Dans le cas contraire, le constat doit avoir établi depuis
moins d’un an à la date de la promesse et de l’acte authentique de vente.
Le CREP est réalisé par un technicien de la construction qualifié ayant contracté une assurance
professionnelle pour ce type de mission.A compter du 1er novembre 2007, le CREP est réalisé par une
personne certifiée conformément aux articles L.271-4 à L. 271-6 du code de la construction et de l’habitation.
Le constat présente un repérage des revêtements du bien objet de la mission, ainsi que leur concentration en
plomb, leur état de conservation et, le cas échéant, il dresse un relevé sommaire des facteurs de dégradations
du bâti.
La recherche de canalisations en plomb ne fait pas partie du champ d’application du CREP.Est annexée à ce
constat une notice d’information qui rappelle notamment les effets du plomb sur la santé et les précautions à
prendre en présence de revêtements contenant du plomb. Si le bien immobilier concerné est affecté en partie
à des usages autres que l’habitation, le CREP ne portera que sur les parties qui sont affectées à l’habitation.
Dans les locaux annexes de l’habitation, le CREP porte sur ceux qui sont destinés à un usage courant
(buanderie par exemple).
Lorsque la vente concerne un logement situé dans un immeuble affecté en tout ou partie à l’habitation
(maison individuelle ou immeuble en copropriété par exemple), le CREP ne portera que sur les parties privatives du
dit immeuble affectées au logement. Toutefois, à compter du 12.8.08, les parties à usage commun d’un
immeuble (soumis ou non au statut de la copropriété) devront faire l’objet d’un CREP.
Si le constat met en évidence la présence de revêtements dégradés contenant du plomb, le propriétaire doit
informer les occupants et les personnes amenées à faire des travaux dans l’immeuble ou la partie d’immeuble
concerné et procéder sans attendre aux travaux appropriés pour supprimer le risque d’exposition au plomb,
tout en garantissant la sécurité des occupants. En cas de mutation cette obligation est transférée au nouveau
propriétaire.
Le constat est immédiatement transmis au préfet par le diagnostiqueur s’il fait apparaître la présence de
facteurs de dégradation du bâti, tels que définis par l’arrêté du 25 avril 2006 relatif au CREP (par exemple,
plancher ou plafond menaçant de s’effondrer ou effondré, moisissures ou tâches d’humidité).
Voir également les mesures destinées à lutter contre le saturnisme infantile et les autres cas dans lesquels
l’établissement d’un CREP est obligatoire et dans les parties communes d’immeubles collectifs d’habitation.
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